Les réseaux locaux de solidarité en matière de sécurité et d’inclusion sont des acteurs collectifs enracinés dans une communauté locale et géographique, composée de fournisseurs de services de première ligne et de membres de la communauté de diverses populations marginalisées, en particulier les Autochtones, les Africains noirs et d’autres groupes racialisés, les réfugiés et les personnes ayant des handicaps intellectuels, psychosociaux et cognitifs. L’objectif est que ces groupes travaillent de manière solidaire et qu’ils utilisent une perspective sexospécifique pour construire un réseau holistique de soutien autour de ces communautés marginalisées par le biais d’interventions communautaires conçues pour : 1) améliorer la sécurité économique ; 2) améliorer l’état de santé ; et 3) prévenir la violence et y répondre plus efficacement.

Toronto- Un modèle de logement propre aux femmes et aux personnes de diverses identités de genre, où des soutiens culturellement accessibles 24 heures sur 24, 7 jours sur 7, c’est-à-dire un soutien en santé mentale et en toxicomanie adapté à la culture, des conseils autochtones, ethnospécifiques, trans et adaptés aux personnes handicapées, un travail avec des aînés, des leaders communautaires migrants, etc., seront offerts aux personnes marginalisées systémiquement vulnérables à la pauvreté, à la violence et à l’itinérance.

Vancouver– Le Mamook Kloshe Community Safe Hub élargira les programmes existants de la Warriors Against Violence Society, c’est-à-dire la sensibilisation communautaire, le programme pour les aînés, la sécurité alimentaire, les séances de thérapie de groupe, le counseling individuel et familial, le soutien aux besoins de base, les repas-partage et les événements communautaires, en plus d’offrir des services résidentiels à court terme aux hommes autochtones, y compris leurs enfants.

Saint-Jean – Le foyer est un espace communautaire qui s’adresse aux personnes autochtones, noires, racisées, réfugiées, aux femmes trans et aux personnes ayant des déficiences intellectuelles et mentales et qui les soutiennent, et qui est dirigé par ceux-ci. Ce sera un lieu pour les pratiques culturelles et de guérison autochtones ; des approches ethnoculturelles et adaptées au handicap et à la réduction des méfaits ; des approches de la violence fondée sur le genre, sensibles à la culture et au handicap, qui visent à guérir toute la famille ; groupes de soutien par les pairs et travail avec les aînés. De plus, il organise des ateliers artistiques et des événements de célébration pour la communauté.

Winnipeg– Ce réseau de solidarité envisage un espace de rassemblement communautaire qui sera ouvert 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7 et offrira un « cercle de soutien à guichet unique », offrant des soutiens holistiques, où « vous voyez la personne dans son ensemble et les soutiens sont adaptés à cette personne ».

Montréal– Ce réseau se concentre sur les enjeux distincts de Montréal et du Québec. Les participants discutent de la mise sur pied d’un centre communautaire qui offrirait divers services destinés aux réfugiés, aux immigrants et/ou aux personnes racisées, aux femmes, aux personnes handicapées, aux personnes âgées, aux Autochtones et aux personnes 2SLGBTQIA+. Ils sont particulièrement préoccupés par les difficultés qu’ont les personnes marginalisées à accéder aux services et aux soutiens et par le manque de connaissance des services existants. Une autre question de première importance est la sécurité alimentaire et l’idée de distribuer de l’aide alimentaire.

Iqaluit – Le groupe d’Iqaluit est notre plus récent réseau. Ce qui nous préoccupe, c’est que les non-Inuits ont tendance à diriger la plupart des services sociaux et, par conséquent, à prendre les décisions pour les Inuits. Les enjeux doivent être abordés de manière holistique et dirigés par les Inuits. La nécessité d’un « cercle de soutien » autour d’une personne, de tous les services, de la communauté et de la famille qui travaillent ensemble pour soutenir la personne dans sa guérison du traumatisme. Le système de soutien aux Inuits a été mis de l’avant, où des aliments traditionnels seraient disponibles et d’autres soutiens culturels. L’idée d’une épicerie gratuite, où les gens pourraient choisir leurs propres produits, a également été identifiée comme un besoin.