L’IRIS est ravi de lancer un nouveau guide d’orientation à l’intention des communautés de personnes handicapées et du grand public sur le plan du gouvernement fédéral visant à instaurer une prestation nationale de revenu pour les personnes handicapées. Dans son billet de blogue (ci-dessous), l’auteure Sherri Torjman présente le guide d’introduction et souligne certaines des raisons pour lesquelles nous devons entamer des conversations dans nos communautés dès aujourd’hui au sujet de cet ajout majeur aux programmes fédéraux de sécurité du revenu.

Comme le dit Torjman dans l’abécédaire, « les voix de la communauté doivent être entendues en ce qui concerne ce nouvel avantage. Les membres de la communauté doivent contribuer à la construction de ce programme.

Lisez l’introduction ici.

L’objectif de cette introduction est de présenter des renseignements généraux pour permettre à la communauté des personnes handicapées et aux familles dont des membres de la famille ont une déficience intellectuelle de participer aux conversations sur ce développement important.

Le guide d’introduction explique les concepts de base et fournit le vocabulaire nécessaire pour favoriser les discussions avec la famille, les amis et les voisins, les élus et les médias.

Tout comme le SRG, la nouvelle prestation fera partie d’un groupe plus vaste de programmes comprenant le système de revenu pour personnes handicapées. Le guide d’introduction explore certaines des questions centrales liées au rôle de la prestation dans ce système plus vaste.

Il y a de nombreuses leçons à tirer de la conception de la prestation de revenu d’invalidité. Comme le SRG l’a fait pour les aînés, la nouvelle prestation peut jouer un rôle essentiel dans la réduction de la pauvreté chez les personnes handicapées. Il peut compléter les faibles revenus ou les faibles revenus. Il peut également remplacer les revenus perdus ou interrompus à court ou à long terme.

La prestation de revenu d’invalidité proposée aidera à répondre aux besoins de base. Mais cela ne suffira jamais à couvrir les dépenses supplémentaires, souvent très élevées, encourues par de nombreuses personnes handicapées. Le programme de soutien aux personnes handicapées est tout aussi important. Il faut s’y attaquer par le biais d’un certain nombre de stratégies liées, notamment l’hébergement, l’aide aux coûts et la fourniture de services.

À l’instar de la conception du SRG, la nouvelle prestation sera fondée sur le revenu, ce qui présente des avantages uniques. Les programmes fondés sur le revenu n’exigent pas d’antécédents de travail ou de cotisations. Elles sont simples sur le plan administratif et non stigmatisantes.

L’abécédaire souligne que la prestation de revenu d’invalidité doit être adéquate non seulement en ce qui concerne les montants réels qu’elle verse. Il doit également être adéquat en termes relatifs en suivant le rythme de l’augmentation du coût de la vie. De plus, la prestation doit être conçue avec soin de manière à ne pas décourager les personnes de participer au marché du travail rémunéré. Il ne doit pas non plus pénaliser lourdement l’épargne privée.

En fin de compte, l’admissibilité à la prestation de revenu d’invalidité sera le principal défi. L’âge et le revenu net seront des facteurs clés. Les questions les plus difficiles se poseront autour de la détermination du handicap. Bien qu’il existe de nombreuses définitions du handicap, elles ne se traduisent pas facilement dans les critères d’admissibilité des programmes.

Le discours du Trône offre une occasion historique de mettre en place une pièce cruciale qui manquait au casse-tête du revenu. Si elle est bien conçue, la nouvelle prestation de revenu d’invalidité peut réduire considérablement la pauvreté. Idéalement, il servira également de fondement à la réforme plus vaste du système de revenu des personnes handicapées au Canada.

Sherri Torjman