Réflexions sur un rassemblement d’Autochtones, de réfugiés et de personnes handicapées à Ottawa pour mettre fin à la violence et à la pauvreté
Il nous est venu à l’esprit, alors que nous organisions notre symposium de solidarité réunissant des militants et des défenseurs travaillant avec diverses populations marginalisées, que la solidarité nécessitera de briser les silos et les frontières de l’exclusion, de l’oppression et de l’exploitation. Cependant, le symposium qui s’est tenu le 4

L’événement d’une journée qui s’est tenu au Centre Wabano de santé autochtone à Ottawa nous a semblé être le moment et l’endroit appropriés pour réfléchir à nos luttes en tant qu’Autochtones, migrants et personnes handicapées. Nous avons été tenus par les enseignements et les conseils du savoir autochtone du Centre, ainsi que par nos partenaires, les conférenciers et les aînés qui ont participé à la création de l’événement. Parmi les conférenciers et les interprètes autochtones, mentionnons Patty Musgrave, une batteuse autochtone traditionnelle de l’ Territoire mi’kmaq ; Tzo’kam, un groupe de chant autochtone de la côte ouest ; Bridget Tolley, une grand-mère algonquine et militante de la réserve de Kitigan Zibi. Ils ont parlé d’un message commun selon lequel les luttes sont interconnectées, la résilience est intergénérationnelle et que la résistance est continue.

L’événement, dirigé par IRIS et ses partenaires nationaux, a réuni des Autochtones, des réfugiés et des personnes handicapées, des militants, des travailleurs communautaires et des artistes de partout au Canada pour apprendre et élaborer des stratégies sur la façon de lutter contre les taux élevés de violence et de pauvreté que connaissent tous ces groupes. Doris Rajan, directrice du développement social à l’IRIS, explique :
C’est juste le temps. Pendant des décennies, ces populations ont travaillé dur pour lutter contre la pauvreté et la violence et, bien qu’un excellent travail ait été accompli, d’énormes problèmes subsistent. Parfois, on a même l’impression que les choses empirent. Cette journée nous permet de sortir de nos silos et d’entamer ensemble le processus de réflexion et d’élaboration de stratégies.
Doris développe cela dans ses mots d’ouverture en expliquant que pour contrer l’oppression et la marginalisation dans les communautés, nous devons élargir notre vision de ce qui est possible.
Le matin, les performances et les présentations ont abordé la question de savoir comment nous apprenons ce qui est possible. La performance du Caliban Arts Theater basée sur le livre de Frantz Fanon, Les Damnés de la Terre ; les propos d’Ahmed Hashim Ullah en tant que réfugié rohingya parlant de la crise qui se déroule actuellement au Myanmar ; et le discours percutant de Sarah Jama sur ses expériences d’apprentissage de la défense d’elle-même et des autres en tant que jeune militante des personnes handicapées racialisées ; a souligné qu’il n’est possible d’imaginer un monde nouveau que lorsque nous travaillons en solidarité les uns avec les autres.

L’après-midi nous a présenté les possibilités de solidarité ; L’allocution du Dr Pablo Idahosa sur le développement, le déplacement et l’inégalité a abordé diverses stratégies et mouvements sociaux qui ont travaillé ensemble pour lutter contre l’oppression et la marginalisation structurelles et systémiques ; La performance de Haneen Biladi aborde les questions de la terre et de l’appartenance partagées avec les peuples autochtones du Canada ; Les histoires personnelles de Michele Macauley et de Samantha Gregory ont montré des expériences communes de résistance à la violence en tant que femmes ayant une déficience intellectuelle et des problèmes de santé mentale. La performance finale de Bucko nous a fait réfléchir sur l’oppression en tant qu’expérience commune intégrée à nos systèmes et institutions.

Une performance de tambour engageante par Baobab Youth Performers nous a conduits à une réception gastronomique et œnologique pour conclure la journée. Pour revivre l’événement à travers des photos et des vidéos que nous avons publiées, y compris notre fil d’actualité Facebook Live, veuillez nous suivre sur Facebook et Twitter.
Restez à l’affût pour une vidéo de l’événement, qui comprendra des performances, des discours et des entrevues avec des invités.
Résumé des messages clés du symposium :
- Ensemble, nous pouvons surmonter l’exclusion et l’isolement.
- Nous sommes interconnectés.
- La solidarité est à la base du changement social.
Liste des partenaires nationaux d’IRIS au symposium :
- Association canadienne pour l’intégration communautaire
- Guerriers contre la violence – Vancouver
- Inland Refugee Society of B.C.
- Centre de ressources pour les femmes autochtones de Toronto
- Au-delà des frontières – Un centre de santé mentale ethnoracial
- Inclusion Regina
- Conseil de développement humain de Saint John
Pour de plus amples renseignements, veuillez communiquer avec Doris Rajan, directrice du développement social à IRIS, au 416-409-7025 ou au d.rajan@irisinstitute.ca.
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